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Ar Vro (le pays). Ar Mor (la Mer). An Avel (le vent).
Le Salon du Livre en Bretagne - Salons al levriou e Breizh - à Vannes, est placé sous le signe du triskell.
Ce symbole interceltique symbolise la triplicité dans l'unité. Trois dimensions, donc, pour un même événement : - La culture bretonne à l'honneur - Les Ecrivains de marine toutes voiles dehors - Les plumes de la littérature à l'affiche.
Comme les Tri Bann bardiques, le triskell est un des thèmes récurrents de l'art celte. Il représente une roue solaire, parfaitement en phase avec la date de notre Salon, celle du solstice d'été, le 21 juin.A l'exemple du trèfle irlandais ou des armes de l'île de Man, en mer celtique, il est un porte-bonheur.
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23.000 visiteurs en « année un », plus de 30.000 l’an passé, ont participé à cet événement de saison qui donne à Vannes, parmi d’autres atouts, le cachet d’une capitale culturelle bretonne. Malgré sa jeunesse, ce Salon est déjà très enraciné dans le calendrier des grandes fêtes du Livre.
Les plus grands noms de la littérature bretonne et de la littérature générale se disputent le bonheur de s’y ancrer pour de bon. C’est un rendez-vous festif et grand public, ce qui fait sa force et son attrait. Beaucoup s’y disputent la joie de s’y retrouver. Bien des professionnels de l’Edition font désormais coïncider la sortie de leurs ouvrages de saison, à ce grand rendez-vous d’été. Le romancier Yann Queffélec, par exemple, prix Goncourt et Breton au caractère granitique, y lança son poignant « Adieu Bugaled Breizh » qui ne fut pas sans influence sur la justice, à l’automne suivant, alors que les mystères entourant le naufrage du chalutier bigouden, semblaient sombrer dans les abysses judiciaires. Queffélec nous revient avec deux nouveaux livres, publiés chez deux éditeurs différents : Un roman et, plus rare, des Nouvelles. C’est Vannes et le Golfe du Morbihan,aux teintes d’aquarelle, que la romancière Janine Boissard, a choisi pour y camper son dernier ouvrage : Sois un homme, papa. L’idée lui en est venue l’an passé, alors qu’elle dédicaçait des livres par brassées, sous nos remparts. Un renvoi d’affection en direction des lecteurs Vannetais.
Cette reconnaissance, on la doit d’abord à la volonté de la mairie de Vannes, sans qui le Salon ne serait qu’un vœu pieux, aux libraires qui ont spontanément saisi la dimension de l’événement à naître, à l’Association des Ecrivains Bretons et à l’Institut Culturel de Bretagne (Skol-Uhel Ar-Vro).
Et, bien sûr, à Pierre Defendini, inlassable et imaginatif réalisateur de manifestations littéraires de référence.Homme de culture corse (par son père), basque (par sa mère) il est devenu un véritable Breton de coeur (« Breizh a galon »), ce qui n’est pas la moindre de ses fiertés, ni la moindre des nôtres.
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« Merci braz » (un grand merci), enfin, à François Goulard, député-maire de Vannes, ancien ministre et grand défenseur de la Culture bretonne, initiateur d’événements culturels majeurs et populaires dans sa ville, pour avoir porté ce projet en donnant carte blanche à notre petite équipe. Et aux Affaires culturelles de la cité vénète, à toutes et à tous, Services de Presse ou d’ Evènementiel, si présents, si concernés.
Vannes, capitale bretonne (pour mettre d’accord Nantes et Rennes ?)…
Elle l’est en tout cas, à travers son affirmation culturelle et celle de l’identité bretonne très ancrée dans ce Salon du livre. Salons al levrioù e Breizh, e Gwened.
Bref, un Salon pas comme les autres, d’une indéniable richesse et d’une magnifique diversité. Le tout, en musique bien sûr, sous les notes du bagad « Er Melinerion », sonneurs, « talabarders » et batteurs de la kevrenn de Vannes…
Patrick Mahé
Président du Salon du Livre en Bretagne. A Vannes Prezidant d'ar Salons al levriou e Breizh. E Gwened Gerig ar Prezidant
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